Les actualités

Télévision | « DIX POUR CENT »

Marc Fitoussi (promo 1997) a co-écrit les épisodes 1 & 4 et réalisé les épisodes 1, 4 & 5 de la saison 4 de « DIX POUR CENT ». L’épisode 4 "Sandrine" sera diffusé le 28 octobre à 22h00 sur France 2, et lire la suite

Marc Fitoussi (promo 1997) a co-écrit les épisodes 1 & 4 et réalisé les épisodes 1, 4 & 5 de la saison 4 de « DIX POUR CENT ».
L’épisode 4 "Sandrine" sera diffusé le 28 octobre à 22h00 sur France 2, et l’épisode 5 "Sigourney", le 4 novembre à 21h05.

Animation | « MUSH-MUSH ET LES CHAMPOTES »

Anastasia Heinzl (promo 2011) a participé à l’écriture de la série d’animation « MUSH-MUSH ET LES CHAMPOTES » (48x11’ et 2x22’), créée par Elfriede de Rooster et réalisée par Joeri Christiaen.
Produite par La lire la suite

Anastasia Heinzl (promo 2011) a participé à l’écriture de la série d’animation « MUSH-MUSH ET LES CHAMPOTES » (48x11’ et 2x22’), créée par Elfriede de Rooster et réalisée par Joeri Christiaen.

Produite par La Cabane Productions, elle est diffusée depuis le 17 octobre sur CANAL+, Piwi+ et myCANAL, tous les jours à 8h, 13h et 17h30.

Animation | Aide à l’innovation audiovisuelle du CNC pour deux diplômés

Deux projets de diplômés du CEEA ont obtenu l’aide à l’écriture Animation du FAIA du CNC (commission du 6 octobre 2020) :
« MA FOOTBALLEUSE A MOI » (1x15’), co-écrit par Julien Gallet (promo 2019) et lire la suite

Deux projets de diplômés du CEEA ont obtenu l’aide à l’écriture Animation du FAIA du CNC (commission du 6 octobre 2020) :

  • « MA FOOTBALLEUSE A MOI » (1x15’), co-écrit par Julien Gallet (promo 2019) et Cheyenne Canaud-Wallays. Un court-métrage 2D-3D réalisé par Cheyenne Canaud-Wallays et produit par Caïmans Production.
  • « LA GRANDE GUERRE DE MARIE CURIE » (1x52’), co-écrit par Marie Manand (promo 2013) et Camille Alméras. Un unitaire réalisé par Camille Alméras.

TV | « ICI TOUT COMMENCE »

Othman Mahfoud (promo 2011) a co-créé avec Eric Fuhrer et Coline Assous « ICI TOUT COMMENCE », le feuilleton quotidien dérivé de « DEMAIN NOUS APPARTIENT ».
7 diplômés du CEEA font partie de l’équipe lire la suite

Othman Mahfoud (promo 2011) a co-créé avec Eric Fuhrer et Coline Assous « ICI TOUT COMMENCE », le feuilleton quotidien dérivé de « DEMAIN NOUS APPARTIENT ».

7 diplômés du CEEA font partie de l’équipe d’écriture :

  • Othman Mahfoud (promo 2011)
  • Maïté Sonnet (promo 2016)
  • Joël Nsita (promo 2017)
  • Saskia Waledisch (promo 2016)
  • Aurélie Belko (promo 2005)
  • Claire Kanny (promo 2012)
  • Solenn Le Priol (promo 2016) « ICI TOUT COMMENCE » sera diffusée dès le 2 novembre 2020 sur TF1.

Animation | « DRONERS »

9 diplômés du CEEA sont parmi les scénaristes de « DRONERS », la nouvelle série d’animation (26x22’) créée par Sylvain Dos Santos (formateur au CEEA) et Pierre de Cabissole :
Marine Lachenaud (promo lire la suite

9 diplômés du CEEA sont parmi les scénaristes de « DRONERS », la nouvelle série d’animation (26x22’) créée par Sylvain Dos Santos (formateur au CEEA) et Pierre de Cabissole :

  • Marine Lachenaud (promo 2011) et Christophe Courty ont assuré la direction d’écriture.
  • Adrien Louiset (promo 2016), Morgann Martin (promo 2016), Anaïs Topla (promo 2018), Alice Giordan (promo 2018), Camille Couasse (promo 2012), Claire Kanny (promo 2012), Ségolène Basso-Brusa (promo 2016) et Nils Mathieu (promo 2015) ont participé à l’écriture de la série.

Produite par La Chouette Cie, Cyber Group Studios et SUPAMONKS, « DRONERS » sera diffusée sur TF1 à partir du 19 octobre à 9h20.

TV | « LUPIN »

Des diplômés du CEEA font partie de l’équipe d’écriture de la série « LUPIN », qui sera diffusée sur Netflix en Janvier 2021 :
Francois Uzan (promo 2008) a dirigé les ateliers des arches 6 à 10 et a écrit lire la suite

Des diplômés du CEEA font partie de l’équipe d’écriture de la série « LUPIN », qui sera diffusée sur Netflix en Janvier 2021 :

  • Francois Uzan (promo 2008) a dirigé les ateliers des arches 6 à 10 et a écrit 4 épisodes.
  • Soiliho Bodin (promo 2006) et Nicolas Clément (promo 2006) ont participé aux ateliers des arches 6 à 10 et ont co-écrit un épisode.

Voir la bande-annonce ici.

Tournage | « GERMINAL »

Début de tournage de la série « GERMINAL » (6x52’), écrite par Julien Lilti (promo 2007) et réalisée par David Hourrègue. Inspirée du roman d’Émile Zola, elle est co-produite par Banijay Studios France, lire la suite

Début de tournage de la série « GERMINAL » (6x52’), écrite par Julien Lilti (promo 2007) et réalisée par David Hourrègue. Inspirée du roman d’Émile Zola, elle est co-produite par Banijay Studios France, France Télévisions, Salto et la Rai pour France 2. Maud Garnier (promo 2010) a co-écrit un épisode.

Tournage | « SAUVER LISA »

Début de tournage de la série « SAUVER LISA » (6x52’), co-écrite par Anna Fregonese (promo 1998) et Sylvie Audcoeur, et réalisée par Yann Samuell. Produite par INCOGNITA pour M6, « SAUVER LISA » est une lire la suite

Début de tournage de la série « SAUVER LISA » (6x52’), co-écrite par Anna Fregonese (promo 1998) et Sylvie Audcoeur, et réalisée par Yann Samuell.
Produite par INCOGNITA pour M6, « SAUVER LISA » est une adaptation de la série coréenne « MOTHER ».

Le pitch : Lors d’une mission de quelques semaines dans une école primaire, Rose Keller, prof remplaçante, rencontre Lisa, 8 ans, et comprend rapidement que cette attachante petite fille est victime de maltraitance chez elle. Face à l’impuissance des services sociaux, elle décide d’enlever la petite fille...

Tournage | « 30 VIES »

Début de tournage de « 30 VIES » (6x52’), série co-écrite par Soiliho Bodin (promo 2006) et Gaëlle Thomas. Produite par Banijay Studios, Fiction AIR et France Télévisions, « 30 VIES » est une série en lire la suite

Début de tournage de « 30 VIES » (6x52’), série co-écrite par Soiliho Bodin (promo 2006) et Gaëlle Thomas.
Produite par Banijay Studios, Fiction AIR et France Télévisions, « 30 VIES » est une série en immersion dans la vie d’un prof de lycée et de ses élèves. Elle sera diffusée sur France 2.

Interview | François Uzan (promo 2007)

François Uzan, scénariste et réalisateur diplômé du CEEA en 2007.
Il a écrit pour le cinéma (« HIBOU », « POCHETTE SURPRISE », « STARS 80 », « LES ÂMES DE PAPIER », « LE MAC »...) et la télévision (« FAMILY lire la suite

François Uzan, scénariste et réalisateur diplômé du CEEA en 2007.

Il a écrit pour le cinéma (« HIBOU », « POCHETTE SURPRISE », « STARS 80 », « LES ÂMES DE PAPIER », « LE MAC »...) et la télévision (« FAMILY BUSINESS », « DEAD LANDES »...).

En 2020, François Uzan réalise enfin le scénario de son premier long-métrage avec Jacques Gamblin et Pascale Arbillot : « ON SOURIT POUR LA PHOTO », dont it il signe également le scénario. Récemment, il a collaboré à la création de la série « LUPIN » (Netflix, 2021), et à l’écriture de « JE TE PROMETS » (TF1, 2021) avec Déborah Hassoun (promo 2005). 


  • Que retiens-tu de tes études au CEEA ? 

Au-delà d’un bagage théorique solide, le CEEA m’a apporté deux choses :

… Il m’a permis de découvrir quel auteur j’étais (ou j’aspirais à être) principalement à travers l’incroyable quantité de choses ratées que j’ai écrites au fil des deux ans de formation. C’est douloureux, mais c’est un tamis nécessaire. Il faut essayer le polar, le fantastique, l’horreur, la comédie, le drame, le burlesque… Tamiser, tamiser… S’il reste une petite pépite à la fin, c’est à ça que vous êtes bon.

… Il m’a fait rencontrer des gens formidables, mes collègues d’atelier comme mes formateurs. À eux tous, ils ont constitué ce premier cercle, cet embryon de réseau si précieux en début de carrière. C’est notamment Claire Aziza, l’une de mes formatrices de l’époque, qui m’a mis sur mon premier job et je lui en serai éternellement reconnaissant.

  • Tu as exploré différents formats en tant que scénariste (programme court, série, adaptation, long métrage...). L’écriture de chaque format nécessite-t-elle des compétences spécifiques ?

Oui et non.

Oui parce qu’à chaque format ses contraintes (de temps, de budget, de ton).
Je n’écris pas la même chose pour un sketch de « LIKE-MOI » que je vais tourner en deux heures, une scène de « DEAD LANDES » en plan séquence, ou une scène de « LUPIN » pour laquelle on va bloquer le Louvre toute une nuit. Je m’adapte, sinon je suis mort.

Non, parce que finalement, que ce soit pour Netflix ou France 4, pour la télévision ou le cinéma, j’essaie toujours de recourir aux mêmes "trucs" qui me permettent de répondre "oui" aux questions suivantes :
… est-ce que la scène est indispensable ?
… est-ce qu’elle est émouvante (au sens où elle provoque une émotion, le rire, la peur, la tristesse…) ?
… est -ce que tous les personnages ont quelque chose à manger ?
… est-ce qu’une idée maligne de mise en scène ou de situation me permettrait de répondre "oui" à l’une des questions précédentes ?

Un scénariste doit être malin, inventif, rigoureux et audacieux. Pour moi, ce sont les compétences de base. Après, le format dicte la façon dont on mettra en œuvre ces compétences. Tout l’argent du monde ne sauvera pas une mauvaise scène et même regardée sur un écran de portable entre deux stations de métro, une bonne scène est une bonne scène.

  • Tu as écrit ou co-écrit de nombreux films de cinéma. Tu viens de terminer le tournage de ton premier long métrage « ON SOURIT POUR LA PHOTO » dont tu signes également le scénario. Est-ce la même chose d’écrire pour soi que pour les autres ?

Dans le cas d’un projet que je n’ai pas initié, je peux arriver à différentes étapes, soit lorsqu’un producteur ou un réalisateur ont une idée de base, soit lorsqu’une première version existe et que je dois travailler sur la structure, soit pour une dernière couche de dialogue.

En fonction de l’étape à laquelle j’arrive j’essaie d’apporter sans dénaturer. J’ai énormément de respect pour "l’envie initiale" de l’autre et je m’efforce de construire autour, de servir cette envie sans essayer d’y faire rentrer la mienne au chausse-pied.

J’ai parfois fait l’erreur de substituer mon désir à celui à l’origine du film. Au début, on est fier d’avoir "révélé" son film à l’autre, mais cela se retourne souvent contre nous : au bout de trois versions et plusieurs mois de travail, on s’entend dire "Ok… mais ça n’est pas mon film".

Lorsque j’écris pour moi, comme « ON SOURIT POUR LA PHOTO », c’est un peu la même chose, sauf que "l’autre"… c’est vous.
Celui qu’il ne faut pas trahir, c’est vous. Celui qui pourrait vous dire, au bout de plusieurs années "Ok… mais ça n’est pas mon film", c’est vous.

Tout est plus personnel, plus intense parce que ce sont vos tripes que vous posez sur la table, mais le deal reste le même : ne pas trahir.

Or au fil du processus, souvent très long, de développement d’un long métrage, il est facile de perdre de vue ce qui vous a donné envie d’écrire ce film, la première étincelle, la première émotion.

Au gré des refus, des rencontres, du financement, du casting, des réécritures, le film peut vous échapper. On essaie de plaire, de convaincre, de vendre et on oublie le "pourquoi" à force de s’acharner sur le "comment".

Quand cela arrive, c’est terrible, on est perdu au milieu de nulle part. Il faut alors se souvenir du tout début, de l’envie initiale. Ça peut être une chanson, une photo, un moment, une sensation. C’est en se raccrochant à cela qu’on retrouve son chemin.

Et si vous avez la chance d’avoir un bon producteur, il vous rappellera inlassablement cette envie. Cela été le cas d’Anthony Lancret pour « ON SOURIT POUR LA PHOTO ».

Donc pour répondre à la question, le job d’un scénariste est d’utiliser son savoir-faire pour écrire une histoire qui ne trahira pas une envie.
Quand on écrit pour un autre, on risque de trahir quelqu’un d’autre. On s’en remet.
Quand on écrit pour soi, c’est soi-même qu’on est susceptible de trahir. On s’en remet, mais c’est plus long. Personne n’a envie de croiser le regard d’un traître tous les matins dans le miroir.

  • Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à un jeune diplômé du CEEA ?

Mon premier conseil serait : méfiez-vous des conseils. J’en ai reçu de calamiteux de gens pourtant très bien intentionnés, mais un conseil peut très bien s’appliquer à vous et pas aux autres. Donc prudence.

Mais si je devais vraiment en donner un, je dirais "Ne perdez jamais de vue votre objectif initial", ce qui vous a motivé à faire ce métier.

Cela peut-être devenir showrunnner, écrire un rôle pour Depardieu ou Emma Stone, raconter l’histoire de votre famille, ouvrir les yeux du monde sur une cause qui vous est chère ou juste gagner de quoi vous acheter une villa avec piscine à débordement à Malibu.
Tous ces objectifs sont parfaitement valables, mais ils n’impliquent pas les mêmes sacrifices et les mêmes voies.

Donc à intervalle régulier, il faut se demander "Pourquoi ai-je voulu devenir scénariste ? Je rêvais à quoi ce jour-là ?".

Si ce que vous êtes en train d’écrire à ce moment-là semble être un détour par rapport à votre objectif initial, ne faites pas demi-tour immédiatement, mais essayez d’ajuster le cap au prochain coup.

Une carrière n’est pas une ligne droite. Il faut parfois travailler sur des projets qui vous enthousiasment un peu moins, surtout au début, mais c’est, je crois, le prix à payer pour pouvoir, ensuite, être libre de faire ses choix et les bons.

Finalement, une carrière est un comme un bon scénario : il peut y avoir des obstacles, des digressions, des fausses pistes, mais il ne faut jamais perdre de vue l’objectif de départ. Sinon c’est raté.

Photo : © Panagiotis Achouriotis

Le 06/10/2020

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