Les actualités

Fermeture temporaire du CEEA

Afin de préserver la santé de tous, élèves, formateurs, stagiaires et personnel et de jouer notre rôle pour contribuer à ralentir la propagation du virus nous avons décidé de fermer les locaux CEEA lire la suite

Afin de préserver la santé de tous, élèves, formateurs, stagiaires et personnel et de jouer notre rôle pour contribuer à ralentir la propagation du virus nous avons décidé de fermer les locaux CEEA pour les semaines à venir, dès ce lundi 16 mars.

La Formation Longue sera assurée à distance.

Toute l’équipe du CEEA reste joignable par mail :

  • Direction :

Patrick Vanetti
patrick.vanetti@ceea.edu

  • Coordination pédagogique :

Marie-Laure Lotti
marielaure@ceea.edu

  • Formation professionnelle continue, VAE :

Claire Caillaut
formation.continue@ceea.edu
01 44 07 91 04

  • Gestion administrative et comptable :

Stéphanie de Roux
gestion.administrative@ceea.edu
01 44 07 91 03

  • Communication :

Katia Rambil
communication@ceea.edu

Décès de Jean-Luc Seigle

Nous apprenons, avec surprise et émotion, le décès brutal de Jean-Luc Seigle, scénariste, romancier, dramaturge à succès et co-directeur (avec Marie-France Briselance), de 2001 à 2004, du Conservatoire lire la suite

Nous apprenons, avec surprise et émotion, le décès brutal de Jean-Luc Seigle, scénariste, romancier, dramaturge à succès et co-directeur (avec Marie-France Briselance), de 2001 à 2004, du Conservatoire Européen d’Ecriture Audiovisuelle.
Jean-Luc Seigle compte parmi les très rares scénaristes en France à avoir consacré en pionnier, à la fin des années 90, son temps et son énergie à transmettre son savoir-faire aux aspirants scénaristes.
Mais il a surtout su convaincre ses collègues scénaristes, les producteurs et les diffuseurs qu’investir dans la formation des auteurs était indispensable pour assurer durablement l’avenir de la filière en France.

Anne Durupty, Présidente, Patrick Vanetti, Directeur, les membres du conseil d’administration, l’équipe, les formateurs actuels, les élèves et en particulier ses anciens élèves l’en remercient et adressent à ses proches leurs plus sincères condoléances.

Taxe d’apprentissage 2020

La taxe d’apprentissage versée par les entreprises est une ressource indispensable à l’activité du CEEA. Elle permet de financer en partie la formation des scénaristes qui écriront vos prochaines lire la suite

La taxe d’apprentissage versée par les entreprises est une ressource indispensable à l’activité du CEEA. Elle permet de financer en partie la formation des scénaristes qui écriront vos prochaines fictions.

Pourquoi choisir le CEEA ?


Le solde de la taxe doit être directement versé par l’entreprise au CEEA par chèque ou par virement bancaire.

Pour accompagner votre règlement, merci de remplir le bordereau de versement en ligne.

Le CEEA est autorisé à percevoir le solde de la taxe d’apprentissage.

Siret : 408 558 419 000 29
Code UAI 0755489J

Pour plus d’informations, merci de vous mettre en relation avec :

Stéphanie de Roux
gestion.administrative@ceea.edu
Tél : 01 44 07 91 03

Les diplômés du CEEA au Festival de Luchon 2020

Ramdam en compétition dans la catégorie « Fictions unitaires » Co-écrit par Zangro, Nacim Mehtar (promo 2017) et Fouad Saanadi Diffuseur : Arte France, Production : Bien ou Bien Productions
Meurtres lire la suite
  • Ramdam en compétition dans la catégorie « Fictions unitaires » Co-écrit par Zangro, Nacim Mehtar (promo 2017) et Fouad Saanadi Diffuseur : Arte France, Production : Bien ou Bien Productions
  • Meurtres à Cayenne , avant-première Fiction le jeudi 6 février Co-écrit par Apsita Berthelot-Cisse (promo 2001) et Sabine Dabadie (promo 2013) Diffuseur : France TV, Production : Eloa prod
  • Meurtres en Corrèze , avant-première Fiction le samedi 8 février Co-écrit par Jean-Marc Taba (promo 2011) et Marc-Antoine Laurent Diffuseur : France 3, Production : Mintee Studio
  • Tahiti PK 0 , avant-première Série le jeudi 6 février Saison 1, épisodes 1 & 2 Episodes écrits par Eric Delafosse (promo 2007) Diffuseur : France Télévisions (France Ô et les 1ère), Production : Pacific Tv Productions Tahiti – Monde et Médias TV
  • OPJ Pacifique Sud, avant-première Série le jeudi 6 février Saison 1, épisode 5 Co-écrit par Eugénie Dard, José Caltagirone (promo 2009), Emmanuelle Dupuy, Charlotte Joulia, Juliette Gilot et Bertrand Cohen Diffuseur : France Télévisions (France Ô et les 1ère), Production : Terence Films
  • Mongeville, avant-première Série le jeudi 6 février Episode 21 Co-écrit par Marie-Sophie Ahmadi, Armelle Robert, et Fabien Champion (promo 2013) Diffuseur : France TV, France 3, Production : Son et Lumière
  • Joséphine, ange gardien, avant-première Série le jeudi 6 février Episodes 106 et 107 Co-écrits par Florence Combaluzier (promo 2001) et Jean-Marc Dobel (promo 2001) Diffuseur : TF1, Production : Demd Productions

Bourse Lagardère Scénariste TV pour Sabine Dabadie

Félicitations à Sabine Dabadie (promo 2013) qui vient d’obtenir la Bourse Scénariste TV de la Fondation Lagardère.
Le jury professionnel était présidé par Takis Candilis (directeur général délégué à lire la suite

Félicitations à Sabine Dabadie (promo 2013) qui vient d’obtenir la Bourse Scénariste TV de la Fondation Lagardère.

Le jury professionnel était présidé par Takis Candilis (directeur général délégué à l’Antenne et aux Programmes de France Télévisions).

La bourse de 20 000 euros lui permettra de continuer le développement de sa mini-série « L’orphelinat rouge », thriller de 6x52’.

Interview de Pierre Doublier (promo 2017)

Pierre Doublier, scénariste diplômé du CEEA en 2017.
Actuellement directeur d’écriture de Ghost Force, Pierre a aussi écrit de nombreux épisodes de séries d’animation et a co-écrit un épisode de lire la suite

Pierre Doublier, scénariste diplômé du CEEA en 2017.

Actuellement directeur d’écriture de Ghost Force, Pierre a aussi écrit de nombreux épisodes de séries d’animation et a co-écrit un épisode de Mongeville.

  • Que retiens-tu de tes études au CEEA ?

Beaucoup de choses ! Ce qui m’a particulièrement plu durant ces deux années, c’est l’apprentissage par la pratique. Il n’y a rien de plus formateur selon moi que de s’impliquer personnellement dans un projet pour apprendre de ses erreurs et de ses réussites. C’est exactement ce que j’ai pu faire au CEEA : écrire et réécrire jusqu’à parvenir, parfois, à un résultat dont j’étais satisfait. Au fil des multiples versions de textes, j’ai appris à faire de ma passion mon métier et, ce faisant, j’ai également beaucoup appris sur moi-même. C’est sûrement cette expérience humaine qui m’a le plus marqué : grâce aux conseils des intervenants – qui m’ont toujours poussé à écrire des histoires personnelles - et à la bienveillance des personnes qui m’ont entouré, j’ai pu me découvrir humainement pour mieux m’épanouir ensuite.

  • Qu’est-ce qui te plaît dans l’animation ?

C’est le fait de devoir me mettre à hauteur d’enfant pour pouvoir atteindre le public visé. J’adore retrouver le gamin qui est en moi pour me lancer dans l’écriture d’une histoire… Et j’aime particulièrement m’adresser à des enfants : essayer de les aider à grandir, de les pousser à développer leur imaginaire. En plus, l’animation offre une liberté qui me plait : c’est excitant de raconter des histoires où les chats peuvent parler et où les héros peuvent se déformer ! Sans parler des contraintes propres à chaque série, qui apportent une vraie diversité dans le travail.
De manière plus générale, ce qui me plaît dans l’écriture du scénario, c’est de retravailler l’histoire pour qu’elle soit la plus aboutie possible, afin qu’elle puisse toucher un maximum de gens. Fiction ou animation, pour moi, c’est le même combat : on crée des histoires pour faire vivre des émotions fortes aux spectateurs, pour les amener à se poser des questions tout en les divertissant.

  • Quel projet a été le plus enrichissant pour toi à ce jour ?

S’il n’y en avait qu’un…
Avec le recul, je pense que la continuité dialoguée de fin d’études, La Place du Mort (scénario dialogué pour un film de cinéma), fait partie des projets qui m’ont le plus appris. Même si ce fut un travail douloureux et que le résultat n’était pas parfait, ce script m’a permis de mieux me connaître en tant qu’auteur. J’ai pu identifier les méthodes de travail et les outils qui me correspondaient le mieux, j’ai appris à affiner les dialogues de mes personnages pour qu’ils soient le plus juste possible. Ça m’a beaucoup apporté pour la suite.
Yvonne et les monstres, le projet de série d’animation que j’ai co-créé avec Branca Cepelowicz, a été pour moi une aventure aussi passionnante qu’enrichissante. En plus de rencontrer une auteure avec laquelle j’ai toujours beaucoup de plaisir à travailler, je crois que cette histoire fait partie des plus personnelles que j’ai écrites jusqu’ici et c’est pourquoi elle me tient particulièrement à cœur. C’est grâce à ce concept que je me suis découvert une vraie passion pour l’animation et c’est aussi grâce à lui que j’ai appris à m’adapter aux différentes contraintes du format. Avoir remporté la Plume de Cristal au festival des scénaristes de Valence en 2018 fut également un souvenir très marquant et très émouvant.
En réalité, tous les projets d’écriture auxquels j’ai participé m’ont enrichi, aussi bien les projets de commande que les projets personnels. Les formats ne sont pas les mêmes et les personnes avec lesquelles je collabore sont toujours différentes, si bien que chaque expérience apporte son lot de nouveautés. C’est aussi pour ça que j’aime ce métier : il s’accompagne d’une vraie variété et permet de belles rencontres humaines.

  • Quels sont tes projets à venir ?

Actuellement, j’assure la direction d’écriture de Ghost Force, une série d’animation en 52 x 11’ produite par Zagtoon, qui sera diffusée sur TF1 et Disney Channel. Une expérience sur laquelle je prends beaucoup de plaisir et qui est également très enrichissante et très humaine.
En parallèle, je travaille sur un court-métrage de fiction que je prévois de co-réaliser cette année.
Et lorsqu’il me reste un peu de temps libre, je me penche sur d’autres projets personnels !

Le 29/01/2020

Les diplômés du CEEA auteurs de cinéma

Sortie en salles le 29 janvier 2020 du long-métrage Les Traducteurs , co-écrit par Romain Compingt (promo 2004), Régis Roinsard et Daniel Presley.
Un film réalisé par Régis Roinsard.
Voir la lire la suite

Sortie en salles le 29 janvier 2020 du long-métrage Les Traducteurs , co-écrit par Romain Compingt (promo 2004), Régis Roinsard et Daniel Presley.

Un film réalisé par Régis Roinsard.

Voir la bande-annonce.

Les diplômés du CEEA parmi les plus gros succès d’audience de 2019 !

TF1
Balthazar, saison 1 : 6,40 M de téléspectateurs en moyenne « Face à la mort » (7,4 M), épisode co-écrit par Nicolas Clément (promo 2006), directeur de collection
France 2
Candice Renoir, saison 7 lire la suite

TF1

  • Balthazar, saison 1 : 6,40 M de téléspectateurs en moyenne « Face à la mort » (7,4 M), épisode co-écrit par Nicolas Clément (promo 2006), directeur de collection

France 2

  • Candice Renoir, saison 7 : 5,2 M de téléspectateurs en moyenne « Prudence est mère de sureté » (4,53 M), épisode co-écrit par Sébastien Vitoux et Kristel Mudry (promo 1997)
  • Kepler(s), saison 1 : 4,5 M de téléspectateurs en moyenne Série co-créée par Jean-Yves Arnaud et Yoann Legave (promo 2015)
  • Tropiques criminels, saison 1 : jusqu’à 4,9 M de téléspectateurs Les diplômés qui ont participé à l’écriture de la série : Agathe Robilliard (promo 1999), Florence Combaluzier (promo 2001), Jean-Marc Dobel (promo 2001), Cécile Leclère (promo 2013), Sarah Malléon (promo 2015), Fiona Savetier (promo 2016)
  • Philharmonia : 3,9 M de téléspectateurs en moyenne Série créée par Marine Gacem (promo 2013) d’après une histoire originale de Marine Gacem et Laura Piani (promo 2011)

France 3

  • Le pont du diable : 5,51 M de téléspectateurs Unitaire co-écrit par Eric Delafosse (promo 2007) et Sylvie Ayme
  • Capitaine Marleau, saison 5 : 4,5 M de téléspectateurs « En trompe l’oeil » (5,9 M), épisode co-écrit par Jean-Marc Taba (promo 2011), Marc-Antoine Laurent et Elsa Marpeau
  • Mongeville, saison 7 « Remous en thalasso » (4,12 M), épisode co-écrit par Cécile Leclère (promo 2013), Sarah Malléon (promo 2015), Fabien Champion (promo 2013), directeur de collection
  • Soupçons : 4 M de téléspectateurs Mini-série co-écrite par Lionel Bailliu (promo 1997) et Yann Le Gal, réalisée par Lionel Bailliu
  • Cassandre : 4 M de téléspectateurs en moyenne Série créée par Mathieu Masmondet (promo 2001) et Bruno Lecigne

Arte

  • La fin de l’été : 1,438 M de téléspectateurs Meilleure audience de l’année pour le RDV Fiction du vendredi sur Arte Unitaire écrit par Nacim Mehtar (promo 2017), en collaboration avec Hélène Angel
  • Temps de chien : 1,130 M de téléspectateurs Prix du meilleur téléfilm au Festival de la Fiction de La Rochelle 2019 Unitaire co-écrit par Laura Piani (promo 2011), Edouard Deluc, et Chloé Larouchi

M6

  • Scènes de ménages : jusqu’à 3,8 M de téléspectateurs chaque soir Yannick Hervieu (promo 2013), auteur cadre

À suivre... en 2020 !

Victor Jestin (promo 2017) lauréat du prix Femina des lycéens

Félicitations à Victor Jestin (promo 2017), qui a reçu mercredi dernier le prix Femina des lycéens pour son premier roman, La Chaleur (Flammarion).
Récompensé par le prix de la Vocation, le lire la suite

Félicitations à Victor Jestin (promo 2017), qui a reçu mercredi dernier le prix Femina des lycéens pour son premier roman, La Chaleur (Flammarion).

Récompensé par le prix de la Vocation, le livre a figuré, outre le Femina, dans les sélections des prix Renaudot et Médicis.

Interview de Laura Piani (promo 2011)

Laura Piani, scénariste, co-scénariste de Temps de Chien, Grand Prix du Festival de la fiction TV de La Rochelle (1,13 millions de téléspectateurs sur Arte le 1er novembre).
Laura a travaillé lire la suite

Laura Piani, scénariste, co-scénariste de Temps de Chien, Grand Prix du Festival de la fiction TV de La Rochelle (1,13 millions de téléspectateurs sur Arte le 1er novembre).

Laura a travaillé sur de nombreux autres projets, notamment au cinéma (Ménina), sur des unitaires (Ronde de Nuit), des séries françaises (Philharmonia, Engrenages) et internationales (Madame Reale, Walkyries) ainsi qu’une adaptation (Plan B).

Que retiens-tu de tes études au CEEA ?

J’y ai littéralement découvert les séries. Avant le CEEA, j’étais surtout cinéphile, j’avais commencé une thèse sur la crise du couple dans le cinéma de Bergman, Cassavetes et Rosselini, je n’avais jamais eu de télévision ! Grâce à des intervenants comme Judith Louis, j’ai découvert les grandes séries anglaises de la BBC par exemple. Je me souviens notamment d’une projection au FIPA, où j’ai vu la mini-série « Five Daughters » écrite par Stephen Butchard pour BBC one. J’ai eu une émotion immense, pour moi il y a tout dans cette série : une dramaturgie d’une efficacité incroyable, une éthique de travail très forte (tirée d’un fait divers, l’auteur a travaillé avec les familles de jeunes femmes assassinées) et une mise en scène d’une grande élégance.
Au CEEA, j’ai appris des outils, un métier en fait, et j’ai rencontré des scénaristes talentueuses avec qui je travaille aujourd’hui comme Hélène Bararuzunza et Gaëlle Bellan. Rien de plus précieux qu’une rencontre avec de vrais co-auteurs !

As-tu des sujets de prédilection ? Une préférence pour un format ? Un genre ?

C’est important pour moi de continuer à écrire pour le cinéma et la télévision. J’aime la différence majeure de temporalité, avoir vraiment le temps de penser et de vivre avec un scénario de long-métrage et le rythme industriel et frénétique de l’écriture de séries. J’aime ce déséquilibre.
J’ai beaucoup aimé écrire du polar pour la télévision mais j’ai de plus en plus envie d’écrire de la comédie, sociale, romantique ou dramatique. J’aime le mélange des genres et les règles du jeu qui changent : écrire un unitaire pour Arte, puis une comédie d’auteur pour le cinéma, puis un drame pour TF1 ! Je trouve que la richesse de notre métier de scénariste réside vraiment dans l’exploration des genres, des diffuseurs et des formats.
Au cinéma, c’est essentiellement des collaborations avec des réalisateurs qui initient les projets, je rejoins donc leurs univers. J’ai travaillé sur de nombreuses adaptations de livres. J’ai longtemps travaillé à la librairie Shakespeare & Co, j’ai eu une passion pour la littérature donc on m’a petit à petit associée à des projets d’adaptation. Ce qui me rend très heureuse.

Quelle a été ton expérience la plus marquante à ce jour ?

J’ai porté très longtemps un projet de série sur une famille algérienne à Marseille. Une histoire d’exil sur fond de tragédie familiale. C’était un 6x52’ puis c’est devenu un 3x52’ puis un 90’ pour France 3 : « Ronde de nuit » réalisé par Isabelle Czajka. C’est une expérience marquante car elle a permis ma rencontre avec Christine de Bourbon Busset, la productrice de Lincoln TV en qui j’ai trouvé une alliée inestimable. Une vraie productrice avec des convictions, du talent et une belle humanité. Et on s’est battues ensemble pour que cette histoire existe, pour tourner en Algérie... On attend la diffusion en 2020.

« Temps de Chien », l’unitaire pour Arte, a été une belle expérience aussi car c’était au départ un long-métrage qui a failli ne pas se faire, manque de financements. C’est finalement grâce à Arte qu’il existe. Et quand on a remporté le Grand Prix à La Rochelle, on était tous très émus du chemin parcouru.

De manière générale, toutes mes expériences ont été marquantes quand elles ont été nourries par de belles rencontres. Je crois vraiment que c’est avant tout l’expérience humaine avec des producteurs, des réalisateurs ou des co-auteurs qui marquent. C’est du temps de vie tout ça, c’est un travail collectif donc il faut être heureux de travailler avec des gens qui nous rendent meilleurs, qui nous font grandir. C’est un tel combat une série, un film ou un unitaire, qu’il faut s’entourer de gens de confiance et ça prend un peu de temps pour cerner avec qui et comment on veut travailler. S’il n’y a pas de vraies rencontres, j’oublie les projets...

Peux-tu nous raconter ton expérience sur tes projets à l’international ?

J’ai créé « Madame Reale », une série 8x52’ avec la scénariste anglaise Tara Mulholland en répondant à un concours organisé par la région du Piémont en Italie. Nous avons découvert l’existence d’une femme dont nous ignorions tout : Marie Jeanne de Savoie Nemours qui a eu un destin exceptionnel et dont on a voulu raconter l’histoire. Nous avons remporté le prix. C’est aujourd’hui une coproduction franco-italienne entre les Films d’Ici et Lume Production à Turin et nous sommes en discussion avec la RAI.

J’ai également écrit un épisode de la série 6x52’ "Walkyries" créée par Stéphane Pannetier et Julien Vanlerenberghe (deux scénaristes rencontrés au CEEA) qui est une coproduction franco-allemande pour TF1 international. Mais l’équipe d’auteurs était entièrement à Paris donc l’écriture s’est faite en français.
Je parle et j’écris en anglais et italien — je vais jusqu’au traitement, je n’ai pas la prétention de pouvoir écrire de bons dialogues dans une autre langue. J’ai été formée au script editing au Torino Film Lab et ça m’a permis de devenir consultante sur des films européens. J’ai également travaillé en Pologne et pour la TRT, la télévision nationale turque. Je vais commencer de nouvelles consultations à Bratislava en janvier 2020 pour la Pop Up Film Residency.
En tant que scénariste, ça me semble esentiel de comprendre comment on raconte des histoires dans d’autres pays que la France !

Quels sont tes projets à venir ?

Je termine l’écriture d’une série 6x52’ : « PLAN B », adaptée d’une série québécoise. J’ai co-écrit les six épisodes avec Hélène Bararuzunza pour TF1. La série est produite par Arnaud de Crémiers chez Gaumont, nous entrons en prépa et le tournage aura lieu en avril 2020.

Par ailleurs, j’adapte avec Gaëlle Bellan le roman de Martin Winckler « Le Choeur des Femmes » en 6x52’, série produite par Elephant.
Je développe une mini-série et une comédie romantique pour Christine de Bourbon Busset chez Lincoln TV.
Et je me lance dans une nouvelle aventure : j’ai écrit une comédie romantique, un long-métrage qui se passe entre la France et le Hampshire produite par Gabrielle Dumon, « THE BUREAU », que je vais aussi réaliser. C’est un projet très personnel, que j’ai envie de mener jusqu’au bout. Ce sera donc mon premier film.

Le 27/11/2019

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